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Jeu 29 Déc 2011, 08:11 par BernardF

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L'Aquitaine en sabots

Lun 31 Oct 2011, 17:55 par BernardF

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La Sécheresse en France en 1724

Dim 28 Aoû 2011, 15:13 par BernardF

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(Histoire en Libournais) La Cavernière – Coche d’eau Libournais

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(Histoire en Libournais) La Cavernière – Coche d’eau Libournais

Message  BernardF le Dim 15 Déc 2013, 14:24

Les exigences de la vie moderne nous obligent, quelles que soient nos activités, à de multiples et rapides déplacements.

Ayant hâte de parvenir à un rendez-vous lointain, il nous parait que l’automobile, le train, l’avion même nous font perdre un temps précieux. Nous rêvons alors d’inventions nouvelles, de fusées qui nous transporteraient d’un point à un autre en quelques secondes, bouleversant ainsi nos conceptions actuelles des distances.

Cependant, si nous avons la curiosité de jeter un regard en arrière en nous penchant sur un passé pas si lointain que ça, nous sommes surpris de voir combien lents étaient alors les modes de locomotion. Pour effectuer un trajet considéré de nos jours comme une simple promenade, il fallait passer de longues heures, parfois interminables journées sur des routes ou plutôt des chemins peu ou mal entretenus. On utilisait plus souvent, il est vrai, les fleuves et les rivières, ces "chemins qui marchent" comme Pascal les appelaient.

Les  habitants de Libourne, désireux de se rendre à Bordeaux, pouvaient certes utiliser la route mais disposaient également d’un service de bateaux, grâce auquel ils pouvaient effectuer sans fatigue et à peu de frais la presque totalité du trajet. Ces bateaux portaient le nom de "Cavernière".

Avant d’aller plus loin, précisons qu’il existait un « droit de Cavernière » et qu’il apparait pour la 1e fois dans les lettres patentes du 29 septembre 1336 (Edouard III, roi d’Angleterre, confirme et autorise la perception des droits patrimoniaux, parmi lesquels se trouve celui de "pilotage dit de "marée" ou encore de "Cavernière". Henri, comte de Lancaster, l’approuva à nouveau en date du 14 août 1346 – Fozera sive Liburnis de Jean Ducasse page 9).

Jusqu'au 17e siècle, le droit de "Cavernière" était donné à temps pour une année, cependant  sur réclamation des transporteurs, il fut concédé à vie. Un détail important, les patrons des Coches d’eau étaient tenus de faire preuve de catholicité. Les législateurs d’alors pensaient vraisemblablement qu’il était nécessaire d’être catholique pour être un bon marinier et habile pilote. Ce droit de "Cavernière" fut perçu par la ville de Libourne jusqu’à la révolution puis la nation s’en empara, c’était un début de nationalisation. Le 1e septembre 1800 ce sont le Sous-préfet de Libourne et le receveur des Domaines qui adjugent ce droit à Jean AMIOT pour une durée de 3 ans à raison de 1 600 F par an (soit environ 3 312 Euros). Ce droit subsistera jusqu’à l’achèvement du pont sur la Dordogne et de la route de Bordeaux par Arveyres et Beychac en 1825.

Revenons à ce service qui comme son nom le stipule, desservait la commune de Caverne depuis Libourne, restait plus aux personnes à prendre une diligence ou autre pour se rendre à Lormont où là un autre bateau leur ferait traverser la Garonne pour arriver à Bacalan.

La cavernière était à l’origine une gabare en tous points identique à celles qui sillonnaient nos rivières pour le transport des marchandises dont la longueur variait entre 12 et 14 mètres et sa largeur entre 4 et 4m50. Le temps aidant, le souci du confort se fit sentir alors on établit un pont sur lequel on disposa des bancs et quelquefois un petit compartiment distinct était mis à la disposition des gens "comme il faut", c’était en sorte une cabine de 1e classe. La cavernière pouvait transporter entre 30 et 40 passagers et la durée du voyage (variant en fonction du vent) était de 6 à 7 heures.

Les voyageurs embarquaient sur l’Isle à la droite d’un emplacement appelé "fer à cheval" construit à la fin du 16e siècle. Les heures de départ de Libourne étaient celles du jusant et à Caverne celle du flot montant. Une planche prenant appui sur le quai et sur le bateau facilitait l’embarquement. Il y eut de nombreux accidents lors de ces embarquements surtout de nuit, des voyageurs manquant la planche se blessèrent et même se noyèrent.

La pose de la 1e pierre du pont sur la Dordogne, le 24 août 1820 fut le signe annonciateur de la fin des ces bateaux transporteurs de voyageurs.

Source : AD33 - Revue Historique et Archéologique du Libournais – Tome XXV – 25e année
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